Événements passés

RÉGION DU SAHEL: ENJEUX HUMAINS, ÉCONOMIQUES, ÉDUCATIFS ET DE SÉCURITÉ
Panel organisé dans le cadre des Rendez-vous Gérin-Lajoie de l’IEIM
Le lundi 9 novembre de 12h à 13h30, en ligne

L’événement a permis de dresser un état des lieux et de présenter une analyse interdisciplinaire de la situation actuelle en Afrique, et plus particulièrement dans les pays du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger), par des experts universitaires des unités membres de l’IEIM (Chaire Raoul-Dandurand, Chaire de recherche sur l’islam contemporain en Afrique de l’Ouest, Chaire UNESCO de développement curriculaire) et des partenaires de développement du Québec œuvrant dans cette région (CECI).

Animation

Destiny Tchéhouali, professeur au Département de communication sociale et publique de l’UQAM, co-directeur du GERACII et directeur de l’ORISON et membre de la Chaire UNESCO en communication et technologies pour le développement

Panélistes

Bruno Charbonneau est professeur agrégé en études internationales et directeur du Centre sur la gouvernance sécurité et de crise (CRITIC) au Collège militaire royal de Saint-Jean. Il est aussi directeur du Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix de la Chaire Raoul-Dandurand à l’UQAM, ainsi que professeur associé à l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM). Ses travaux portent sur les interventions internationales dans les conflits armés. En particulier, il étudie les dynamiques régionales et internationales en matière de gestion et de résolution des conflits en Afrique de l’Ouest francophone, les conséquences de la « division du travail » entre les forces internationales contre-terroristes et les forces onusiennes du maintien de la paix au Sahel. Il développe également un projet de recherche sur les liens entre les conflits armés, la contre-insurrection et les changements climatiques.

Zakaria Soré est enseignant-chercheur, maître-assistant au département de sociologie de l’Université Joseph Ki-Zerbo au Burkina Faso. Il est en outre chercheur associé de la Chaire de recherche sur l’islam contemporain en Afrique de l’Ouest (Chaire ICAO) de l’UQAM, et postdoctorant dans le Programme Pilot African Postgraduate Academy (PAPA) Fellow à Point Sud de Bamako (Mali). Il travaille actuellement sur un projet de recherche intitulé « Péril terroriste et reconfiguration des relations forces de défense et de sécurité (FDS) et groupes de vigilantisme au Burkina Faso ».

Anthropologue et professeure au département de sociologie de l’UQAM, Marie Nathalie LeBlanc est titulaire de la Chaire de recherche sur l’islam contemporain en Afrique de l’Ouest. Ses principales publications traitent des transformations religieuses en Afrique de l’Ouest, de la société civile, de la jeunesse et des femmes. Elle dirige présentement un projet de recherche intitulé : « Que sont devenus les marabouts ? Trajectoires occultes et changements sociaux en Afrique de l’ouest » (CRSH, 2017-2021). Son intervention portera sur le thème des musulmanes face au contexte de violence dans le Sahel.

Patrick Charland est professeur titulaire au département de didactique de l’UQAM. Il est co-titulaire de la Chaire UNESCO de développement curriculaire, qui a notamment accompagné le Niger il y a quelques années dans l’élaboration d’une réforme orientée sur les compétences et situations de vie en éducation de base au Niger. Depuis l’an dernier, à partir d’un réseau de collaborateurs au Sahel, l’équipe de la Chaire travaille à cartographier les modalités de formation des enseignants de l’éducation de base au Sahel francophone (Niger, Mali, Burkina, Tchad, Sénégal).

Maïmouna Dioncounda Dembélé est spécialiste en égalité femme-homme et directrice pays Mali du Centre d’étude et de coopération internationale (CECI). Très jeune, elle a commencé à militer dans les organisations de défense des droits humains et a œuvré au sein de différentes structures de renom, dans les domaines de la démocratie, de la promotion et de la défense des droits humains. Elle exposera le point de vue d’un organisme de coopération sur le terrain, notamment au Mali, qui s’intéresse aux enjeux de renforcement du pouvoir économique des femmes, à la gestion de crise et aux changements climatiques.


L’ÉDUCATION EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE. PRATIQUES CULTURELLES ET STRATÉGIES POLITIQUES
Conférence-midi en collaboration avec la Chaire UNESCO d’études des fondements philosophiques de la justice et de la société démocratique
Le mercredi 11 mars 2020, de 12h30 à 13h45
UQAM, département de sociologie, local A-5060
Conférencier invité: Jérôme St-Amand

Jérôme St-Amand est professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et éditeur associé à la Revue des sciences de l’éducation de McGill. Il est titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise en psychopédagogie et il s’intéresse à la gestion de la classe et à la motivation scolaire. Il étudie en particulier les effets des pratiques pédagogiques sur l’engagement scolaire et les besoins fondamentaux des élèves du primaire et du secondaire, ainsi que les questions relatives à l’amélioration de l’éducation dans les pays en développement. Il travaille dans le milieu de l’éducation depuis plus de 20 ans.

Bien que l’accès à l’éducation se soit amélioré un peu partout dans le monde, surtout durant ces deux ou trois dernières décennies, il se trouve qu’en Afrique subsaharienne plus de 617 millions d’enfants n’arrivent toujours pas à atteindre un niveau minimum de scolarisation. Sur les 617 millions d’enfants et d’adolescents, on compte 38,7 millions d’enfants scolarisés au niveau primaire et 230 millions d’adolescents, au niveau secondaire. En plus, 202 millions d’enfants et d’adolescents quittent le système éducatif sans maîtriser les compétences minimales selon les normes de l’UNESCO. (UNESCO, 2017).

Cette conférence a examiné cette problématique de scolarisation des Africaines et Africains subsahariens en exposant les idées fortes de l’ouvrage collectif « L’amélioration de l’éducation en Afrique subsaharienne », publié aux Presses de l’Université Laval. C’est une contribution multidisciplinaire de plusieurs chercheures et chercheurs qui appartiennent à différents milieux de recherche et d’intervention pratique.

Vous pouvez télécharger l’affiche de la conférence en cliquant ici.


JOURNÉE INTERNATIONALE TOLÉRANCE ZÉRO À L’ÉGARD DES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES
Le jeudi 6 février 2020, de 9h à 16h
UQAM, salle polyvalente du Cœur des sciences (SH-4800)
200, rue Sherbrooke Ouest, Montréal, H2X 3P2

Affiche Journée internationale Tolérance 0 à l'égard des mutilations génitales féminines

Le 6 février dernier, le Réseau d’action pour l’égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ), en collaboration avec l’Institut de recherches et d’études féministes de l’UQAM (IREF), a souligné la cinquième édition de la Journée internationale Tolérance Zéro à l’égard des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) . Cette journée a été l’occasion d’échanger autour des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) et a été rythmée par des conférences ainsi que des ateliers interactifs. Cet événement a permis de démystifier le sujet et d’explorer les différentes perspectives. Marie Nathalie LeBlanc, la titulaire de la Chaire ICAO, est intervenue en après-midi pour déconstruire l’amalgame Islam et excision.

La programmation complète de la journée est disponible ici.


Conférence-midi de la Chaire ICAO
L’ISLAM ET SES « AUTRES »
Le jeudi 23 janvier 2020, 12h30 à 13h45
UQAM, département de sociologie, local A-5060
Conférencier invité: Rachad Antonius

Rachad Antonius est professeur titulaire en sociologie à l’Université du Québec à Montréal. Il est membre de la Chaire de recherche sur l’Islam contemporain en Afrique de l’ouest (ICAO), et membre associé du CELAT (Centre de recherches Cultures – Arts – Sociétés). Ses publications les plus récentes portent sur l’islam politique, les conflits au Proche-Orient et les minorités arabes et musulmanes au Canada et au Québec. Des publications antérieures ont porté sur les représentations des Arabes et des musulmans dans les médias, sur les relations ethniques au Québec, sur le racisme et les discriminations, sur la mesure des inégalités, sur les conflits politiques au Proche-Orient sur les révoltes arabes, et enfin sur les méthodes quantitatives dans la recherche sociale. Il est l’auteur de quatre ouvrages de méthodologie. Une partie de ses publications se trouve sur le site Les Classiques des Sciences sociales.

Rachad Antonius lors de la conférence-midi L’islam et ses « Autres »

Dans cette présentation, nous souhaitons renverser le regard : comment les courants islamiques regardent-ils les « autres » : les non-musulmans, mais aussi les musulmans qui ne se conforment pas à ce que l’orthodoxie prescrit ? Précisons qu’il ne s’agit pas de ce que les musulmans pensent des autres, mais de la façon dont les prédicateurs musulmans, se référant aux textes sacrés, conceptualisent l’altérité et définissent qui sont les autres, comment on doit se comporter envers eux, comment on conçoit leurs obligations envers les musulmans, et comment tout cela est justifié par la référence aux textes fondateurs de l’Islam. Notre analyse, qui s’inscrit dans le cadre d’un projet de recherche subventionné, sera fondée sur l’analyse d’un corpus de fatwas et des écrits de certains penseurs qui ont joué un rôle important dans l’islam contemporain.


Conférence-midi de la Chaire ICAO
RELIGION ET SAVOIRS MYSTIQUES EN ISLAM: DISCOURS ET DIMENSIONS ÉTHICO-MORALES DE LA LÉGITIMITÉ CHEZ LES KARAMOGOS DE LA VILLE DE BOUAKÉ (CÔTE D’IVOIRE)
Le lundi 25 novembre 2019, 12h30 à 13h45
UQAM, département de sociologie, local A-5020

Pier-Olivier Tremblay est doctorant au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université Concordia. Il vient de compléter une maîtrise en sociologie à l’UQAM sous la direction de Marie Nathalie LeBlanc. Lors de cette conférence-midi, il présentera les principales conclusions de son mémoire, réalisé à partir de données ethnographiques récoltées suite à un terrain de près de deux mois dans la ville de Bouaké en Côte d’Ivoire.

Pier-Olivier Tremblay lors de la conférence-midi.

Cette présentation se penche sur la construction de la légitimité chez les karamogos de la ville de Bouaké en Côte d’Ivoire en lien avec les changements socioreligieux survenus dans les milieux musulmans en Afrique de l’Ouest et en Côte d’Ivoire au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Historiquement, les karamogos étaient des figures importantes de l’islam confrérique en Afrique de l’Ouest. Connus pour leur érudition, leur piété́ exemplaire, et parfois pour les propriétés mystiques de certains de leurs savoirs, les karamogos formaient l’Élite religieuse de ces confréries d’allégeance soufie. Les récentes vagues de renouveaux islamiques en Côte d’ivoire ont cependant affecté l’organisation la communauté́ ainsi que les modes d’expression légitime du religieux d’une manière qui fut défavorable aux karamogos, en associant ces derniers et l’usage de savoirs mystiques à des formes syncrétiques et non-orthodoxes de l’islam. Dans ce contexte, notre objectif est de comprendre les modalités par lesquelles les « petits karamogos » d’aujourd’hui construisent leur légitimité́ en lien avec l’usage des savoirs mystiques. Dans le cadre de ce travail nous proposons de concevoir la construction de la légitimité́ des karamogos à partir des travaux en anthropologie sur l’éthique et la morale, en portant attention aux propriétés éthico-morales du discours des karamogos. Pour ce faire, nous concentrons dans un premier temps notre attention sur les autres praticiens des savoirs mystiques dans le discours des karamogos et comment ces derniers cherchent à̀ s’en détacher. Dans un second temps, nous analysons les discours que les karamogos produisent sur eux-mêmes à partir de leur propre compréhension de la manière dont ils sont effectivement devenus des karamogos. Ces angles d’analyse font ressortir une logique de remoralisation des savoirs mystiques et de la figure du karamogo par l’islam, et ainsi éclairent comment les karamogos d’aujourd’hui s’inscrivent dans la continuité́ des dynamiques de renouveau des années 1990.

Vous pouvez visionner l’affiche de l’événement en cliquant ici.


Colloque du Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR):
RELIGION ET RADICALISATION EN AFRIQUE DE L’OUEST ET AU MAGHREB
11 septembre 2019
Cégep Édouard-Montpetit, salle A. Lassonde (C-30)

Le mercredi 11 septembre 2019, le CEFIR a reçu des chercheurs ouest-africains, marocains et canadiens pour un colloque d’une journée sur le thème « Religion et radicalisation en Afrique de l’Ouest et au Maghreb ». Le hasard du calendrier voulait que cet événement ait lieu le jour de l’anniversaire des attentats terroristes d’Al Qaeda du 11 septembre 2001, occasion de constater qu’une génération plus tard, le phénomène djihadiste est loin de s’être résorbé, mais s’est au contraire étendu. Les différentes présentations ont montré que l’extrémisme religieux doit être abordé en relation avec les divers contexte sociaux et politiques afin d’être compris.

Deux membres de la Chaire de recherche sur l’islam contemporain en Afrique de l’Ouest ont pris part au colloque organisé par le CEFIR. Sayouba Savadogo a présenté la réalité, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, des jeunes scolarisés dans les écoles privées islamiques, dont l’apprentissage se fait essentiellement en arabe. Orientés par la suite vers les universités du monde arabe, leur savoir n’est pas reconnu à leur retour et ils se retrouvent marginalisés et rejetés vers la sphère religieuse. Cette situation de marginalisation crée des frustrations et pousse certains à rejeter l’ordre socio-politique existant et peut favoriser l’implantation de l’extrémisme.

Louis Audet Gosselin, également directeur adjoint du CEFIR, a quant à lui présenté sur la communauté évangélique burkinabè et son rapport ambigu avec l’islam et avec le mouvement djihadiste. Bien que non-violent, le christianisme évangélique comprend des tendances qui véhiculent une vision de l’islam comme force diabolique et qui s’affairent activement à convertir des musulmans, créant des tensions dans les communautés. Certains fidèles plus zélés peuvent ainsi contribuer à faire le lit des mouvements djihadistes en contribuant au délitement du tissu social.

Pour un résumé de toutes les présentations ayant eu lieu lors du colloque, cliquez ici.
Consultez également la programmation détaillée du colloque.


Sayouba Savadogo lors du colloque « Enseignement de la langue arabe aux non-arabes ».

Conférence dans le cadre du colloque international « Enseignement de la langue arabe aux non-arabes »: LANGUE ET RÉALISME POLITIQUE
1er et 2 août 2019
Université Giresun (Turquie), Faculté des sciences islamiques

Notre membre, Sayouba Savadogo, a participé en août dernier à un colloque international sur la thématique de l’enseignement de la langue arabe aux non-arabes. Dans sa présentation intitulée Langue et réalisme politique, il a abordé la possibilité que l’enseignement de la langue soit un moyen de quête de pouvoir et il a soutenu que cela nécessite une stratégie linguistique avec des objectifs clairement établis. M. Savadogo a invité les décideurs en matière de politique éducative en langue arabe à voir au-delà de l’intérêt  purement religieux et à miser sur d’autres intérêts en lien avec cette langue, tels que professionnels, diplomatiques, etc.  Il a également invité les décideurs à travailler à ce que les élites non arabes formées dans cette langue soient des personnes constructives pour leurs propres pays et pour l’humanité. Il a insisté que cela ne sera possible que s’il y a des politiques stratégiques conçues en ce sens. De telles politiques sont nécessaires dans un contexte de mondialisation, où les cultures sont appelées à travailler en synergie pour le bien-être de tous et de toutes. La présentation de M. Savadogo faisait écho aux travaux qu’il mène au sein de la Chaire de recherche sur l’islam contemporain en Afrique de l’ouest sur le thème de l’arabité et de l’islam hors monde arabe (éducation arabe et islamique).

Vous pouvez visionner la conférence de Sayouba Savadogo en suivant ce lien.


Conférence publique : L’ALGÉRIE, UNE « NATION MUSULMANE » ? : ÉTAT, ISLAM, PATRIARCAT ET MILITANTISMES CONTEMPORAINS
Mercredi le 15 mai 2019
15:00 – 17:00
Université du Québec à Montréal, département de sociologie

Fabienne Samson est anthropologue à l’IRD, habilitée à diriger des recherches (HDR), et directrice de l’IMAF (Institut des Mondes Africains). Après plus de quinze ans à travailler sur des groupes islamiques et chrétiens au Sénégal et au Burkina Faso, afin de saisir leurs rôles et enjeux dans les transformations contemporaines des sociétés ouest-africaines, elle s’intéresse actuellement aux pratiques islamiques dans l’Algérie post-décennie noire et à leurs impacts dans les espaces privés et publics. Elle a publié plusieurs ouvrages (dont Les marabouts de l’islam politique, Paris, Karthala, 2005 et Des musulmans dans une Église chrétienne, PUB, 2019). 

En Algérie, l’islam est historiquement lié à la construction et à l’unification de la nation. Il prit, sous la colonisation française, un caractère politique toujours actuel – l’État indépendant étant confessionnel – et devint un élément essentiel des revendications nationalistes. De type « réformiste » hérité de Ben Badis, l’islam dominant et officiel norme aujourd’hui la vie sociale, s’adapte au conservatisme patriarcal et sature, depuis la décennie noire, les espaces publics définis comme lieux de visibilité mais également de débat et de politique.

La conférence exposera cette politisation du religieux, de la colonisation française à nos jours, pour aborder la question des processus contemporains de « réislamisation » mis en œuvre depuis les années 1980/1990, traduits par un très fort contrôle social par le religieux dans un contexte de réactivation des valeurs patriarcales. Seront alors abordées les réactions actuelles de la société civile, mettant en lumière les antagonismes profonds entre les tenants d’une Algérie conservatrice, patriarcale et confessionnelle, et les divers militants, féministes, laïcs ou simplement « progressistes » qui souhaitent une Algérie plus mixte d’un point de vue genré. La conclusion sur les événements récents permettra de réfléchir sur les enjeux sociaux qui se jouent actuellement au-delà des bouleversements politiques.


Fabienne Samson et Marie Nathalie LeBlanc lors de la conférence

Conférence publique : LE SYSTÈME ÉDUCATIF CORANIQUE EN CÔTE D’IVOIRE : QUELLE POLITIQUE D’ÉDUCATION D’HIER À AUJOURD’HUI?
Mardi le 14 mai 2019
16:00 – 18:00
Université du Québec à Montréal, département de sociologie

Issouf Binaté est enseignant – chercheur au Département d’histoire à l’université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire). Il conduit des recherches sur l’islam en Côte d’Ivoire, notamment les sujets relatifs à l’enseignement arabo-islamique, aux ONG confessionnelles (inclues les organisations panislamiques) et au renouveau de l’islam soufi dans le contexte actuel de l’internationalisation des pratiques religieuses.

Relevant de l’autorité d’un individu, d’une collectivité ou d’un État, les établissements d’enseignements coraniques ont traversé le « temps ». Ils ont fait leur entrée sur la scène éducative sous la forme des écoles coraniques traditionnelles avant de connaître une mutation – medersas – sous l’administration coloniale. En dépit de ce changement qui les rapprochait, par la forme, de la formation des écoles publiques, les établissements islamiques ont continué leur évolution sous la tutelle du Ministère de l’intérieur, même au lendemain de l’accession du pays à l’indépendance. Cette situation de marginalisation d’une frange de la jeunesse musulmane d’âge scolarisable allait conduire à la mise en place de structures associatives islamiques. De 1954 au début de la décennie 1980, plusieurs organisations se sont engagées dans la lutte pour la reconnaissance de ces écoles. Ces initiatives furent toutes sans succès. Toutefois, elles ouvraient la voie aux pourparlers entre l’Etat et les associations à l’ère du multipartisme. Ce décloisonnement de la vie politique, à partir de 1990, allait relancer le débat sur la problématique de l’enseignement islamique.

Issouf Binaté lors de la conférence à l’UQAM

Penser l’Afrique-Monde : Originalité et pratiques innovantes.QUOI? Conférence annuelle de l’Association canadienne d’études africaines (ACÉA)
Du 16 au 19 mai 2019
Hotel Gouverneneur de Montréal

Trois panels de la conférence annuelle de l’ACÉA seront animés par des membres de la Chaire de recherche UQAM sur l’islam contemporain en Afrique de l’ouest. Voici les panels en question:

PENSER L’ISLAM CONTEMPORAIN: DIALOGUES À PARTIR DE L’AFRIQUE DE L’OUEST 
Organisatrice: Prof. Marie Nathalie LeBlanc, Chaire de recherche sur l’islam contemporain en Afrique de l’ouest, UQAM
Discutant : Prof. Mathias Savadogo, Département d’histoire, Université Félix Houphouët-Boigny (Côte d’Ivoire)

  • Islam, politique et contrôle social : analyse comparée du Sénégal et de l’Algérie
    Fabienne Samson, directrice de l’IMAF (Institut des mondes africains), chercheuse à l’IRD (Institut de recherche et développement – France) 
  • Le salafisme burkinabè :entre rigueur doctrinale et mouvement de masse
    Louis Audet-Gosselin, directeur adjoint du Centre d’expertise et deformation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR), Cégep Edouard Montpetit
  • Penser l’appartenance musulmane à ses limites :le cas des Africains de l’ouest apostats de l’islam et convertis au christianisme en Afrique et au Québec
    Géraldine Mossière, professeure agrégée, Institut d’études religieuses, Université de Montréal  et professeure invitée, Institut d’ethnologie méditerranéenne, européenne etcomparative, Maison Méditerranéenne des sciences de l’Homme (Aix-en-Provence,France)
  • Le soft power de la Turquie en Côte d’Ivoire contemporaine : Vers un dialogue de cultures et de traditions islamiques
    Issouf Binaté, département d’histoire, Université Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire)

THINKING AGAIN ABOUT THE OCCULT: NEW APPROACHES TO THE STUDY OF RELIGION IN AFRICA 
Organisateur: Boris Koenig, département de sociologie, Université du Québec à Montréal et department of anthropology, Leuven University

  • Islam and the Esoteric Sciences: Ethos, Discourse and Legitimacy Among ”marabouts” 
    Pier-Olivier Tremblay, département de sociologie,Université du Québec à Montréal
  • Ethnographic Notes on Urban Youth Initiatory Journeys into Animist Esoteric Practices in Côte d’Ivoire
    Boris Koenig, Université du Québec à Montréal et Catholic University of Leuven
  • Conversation between the Occult and Islam
    Marie Nathalie LeBlanc, professeure titulaire, département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal

FORMES, STRATÉGIES ET ENJEUX DE LA MOBILISATION COLLECTIVE DES MUSULMANS-ES OUEST-AFRICAINS-ES DANS LA RÉGION DU GRAND MONTRÉAL

  • Les formes de mobilisation cultuelle des musulmans-es ouest-africains-es dans la région du Grand Montréal
    Moussa Dieng, Université Laval
    Sayouba Savadogo, consultant en gestion de la diversité culturelle
  • Les formes de mobilisation associative des musulmans-es ouest-africains-es dans la région du Grand Montréal
    Kayamba Tshitshi Ndouba, Université du Québec à Montréal

Atelier méthodologique: MOBILISATIONS COLLECTIVES EN TERRAINS NON-OCCIDENTAUX
Atelier méthodologique organisé en collaboration avec le Réseau québécois en études féministes (RéQEF)
Le 21 septembre 2018 de 14h à 16h30
À l’UQAM, local J-2615

Cet ateliers méthodologique était animé par Emmanuelle Bouilly, postdoctorante (Centre interdisciplinaire derecherche sur l’Afrique et le Moyen-Orient de l’Université Laval et boursière du RéQEF). Francine Descarries (professeure, Départementde sociologie, UQAM, directrice scientifique du RéQEF) et Marie Nathalie LeBlanc ont participé à titre de discutantes.

L’atelier s’adressait aux étudiant-e-s dont les recherches portent sur des mobilisations collectives – féminines ou mixtes, féministes ou non – qui prennent forme sur des terrains non-occidentaux. L’atelier a été pensé comme un espace d’échange et de réflexion sur la manière, d’une part, de mener des enquêtes sur ces objets, et d’autre part, d’utiliser des concepts et des catégories d’analyse (telles que « genre », « féminisme », « mouvement social », etc.) afin d’appréhender des sociétés et des acteurs et actrices qui ne les ont souvent pas produits.


Séminaire: PENSER LA MOBILISATION COLLECTIVE DANS UNE PERSPECTIVE FÉMINISTE ET DÉCENTRÉE? REGARDS CRITIQUES À PARTIR DU CONTEXTE OUEST-AFRICAIN
Séminaire organisé conjointement avec le Réseau québécois en études féministes (RéQEF)
Le 21 septembre 2018 à 10h
À l’UQAM, local A-5020

À partir de sa recherche doctorale sur la mobilisation des mères de migrants subsahariens disparus, Emmanuelle Bouilly a proposé une réflexion théorique sur les frontières analytiques entre mobilisation, contestation et protestation. Elle a ouvert le débat sur la manière dont peuvent dialoguer les études de genre, les études africaines et la sociologie de l’action collective.

Au terme de sa présentation, Marie Nathalie LeBlanc, Marie Brossier (professeure, département de science politique, Université Laval) et Diahara Traoré ont amorcé un échange de réflexions et de propositions sur cette question à partir de leurs ancrage et perspective réciproques de recherche.


Conférence de clôture du colloque Vice-versa: Penser l’Afrique et son rapport au monde, organisée par la Chaire ICAO
SAHEL MUSLIM WOMEN’S SOCIAL MOVEMENTS: FROM OLD HARD OWN GAINS TO NEW CREATIVE CONSCIOUSNESS
Vendredi 23 février 2018
16:15 – 18:00
Université du Québec à Montréal, PK-1140

Avec Ousseina Alidou, Department of African, Middle Eastern and South Asian Languages and Literatures and Comparative Literature, Rutgers University.

https://www.facebook.com/CIRDISUQAM/videos/1673785102667510/

Table-ronde de la Chaire ICAO, colloque Vice-versa: Penser l’Afrique et son rapport au monde
REGARDS CRITIQUES SUR LES DYNAMIQUES DE MOBILISATION COLLECTIVE EN ISLAM EN AFRIQUE DE L’OUEST
Vendredi 23 février 2018
14:30 – 16:00
Université du Québec à Montréal, PK-1140

Présidée et commentée par:
Rachad Antonius, département de sociologie, UQAM
Participant.es:
Cédric Jourde, département de science politique,Université d’Ottawa
Louis Audet-Gosselin, directeur adjoint du Centre d’expertise et de formation sur les intégrismes religieux et la radicalisation (CEFIR)
Marie Brossier, département de science politique, Université Laval
Diahara Traoré, département de sociologie, UQAM
Marie Nathalie LeBlanc, département de sociologie, UQAM


Colloque Vice-versa: Penser l’Afrique et son rapport au monde
LANCEMENT DE LA CHAIRE DE RECHERCHE SUR L’ISLAM CONTEMPORAIN EN AFRIQUE DE L’OUEST (CHAIRE ICAO)
Vendredi 23 février 2018
14:00 – 14:30
Université du Québec à Montréal, PK-1140

En présence de:
Marie Nathalie LeBlanc, titulaire de la chaire et professeure, département de sociologie, UQAM
Catherine Mounier, Vice-rectrice à la recherche, UQAM
Josée Lafond, doyenne, Faculté de sciences humaines, UQAM
Jean-Philippe Waaub, vice-doyen, Faculté de sciences humaines, UQAM
Marcelo Otero, directeur, Département de sociologie, UQAM

https://www.facebook.com/CIRDISUQAM/videos/1673664099346277/